Les étudiants DEES- TE visitent une éolienne.............
Ce jeudi 16 octobre 2008, les étudiants de la formation : « DEES TE », (Diplôme Européen d’Etudes Supérieures, Techniques d’Environnement) se sont rendus à la ferme de Mr Gauthier, située après le site d’éoliennes de Montmaur, près d’Avignonnet.
Etaient présents également des agriculteurs intéressés par ce projet, ainsi que des représentants de l’association Pole Energie 11 et de la Chambre d’Agriculture de l’Aude.
L’éolienne de Mr Gauthier, d’un diamètre au sol de 10 mètres environ, se compose d’un mât de 30 m, maintenu en place par 4 points d’ancrages, chacun se composant d’un bloc de béton de 4 m3 de volume. Le mât central n’est fixé que sur une mince couche de béton, d’environ 60 cm. Ainsi, l’éolienne est protégée contre la foudre, principal danger pour ce type d’installation. Un anémomètre et une girouette fixés au mât permettent de suivre le sens et la vitesse du vent en continu, ce qui est très utile pour calculer le rendement de l’installation.
Une intervention de maintenance par an suffit, cette opération étant d’ailleurs grandement facilitée par l’action d’un treuil électrique. Elle est, de plus, garantie 2 ans et jusqu’à des vents de 65 m/s.
En théorie, pour une moyenne de vent de 6 m/s, cette éolienne est censée produire entre 40 et 45 000 kWh par an.
Le courant électrique produit par la turbine est ce que l’on appelle du « triphasé ». Lors de son passage dans l’armoire électrique, véritable cœur de l’éolienne où arrivent sans cesse les informations provenant des appareils de mesure, il est changé en courant continu pour son trajet jusqu’à la borne EDF la plus proche. A partir de celle-ci, il sera distribué sous la forme du courant alternatif que nous connaissons tous.
Facile à monter et à démonter, cette éolienne a été conçue et réalisée en Italie.
Son coût d’installation est de 70 000 €, bien que Mr Gauthier ait bénéficié de subventions du Conseil Régional du Languedoc Roussillon (environ 17 500 €) ainsi que de 8 000 € de crédit impôts.
Pour Mr Gauthier, bien qu’il s’agisse d’une prise de risque, « il s’agit d’un engagement militant ». «De toute façon, je préfère voir des éoliennes que des tours de refroidissement, et puis, conclut-il, si un jour mes petits-enfants en ont marre, il suffira de la démonter ! »